goodbye diana
Nouveau site en construction
Venez sur Myspace : http://www.myspace.com/goodbyediana

Les prochains concerts

DatesPlacesCountriesCitiesMore
24-04-2010Festival century rockBelgiqueMouscron+ Hallo kosmo + Skarbone 14 + Fordamage + Casse brique + Turtoize + ...
17-04-2010Salle communaleFrancePont d'hérault ( Le vigan )+ Goudron + Inner death experience
05-03-2010Pavillon 108FranceFumel+ Josh + Uncomonmenfrommars
28-11-2009Localypso IIFranceLons+ Master & servant + Wellington 1084
27-11-2009Celtic pubFranceTarbes+ Subcity stories
06-06-2009MojomaticFranceMontpellier+ Veloo + Kourgane
16-05-2009Localypso IIFranceLons+ Kourgane + Commodore
17-04-2009Pavillons SauvagesFranceToulouse+ TRICLOPS
12-04-2009Mains d’oeuvres FranceSt Ouenavec MARVIN, BASEMENT, DYC, CHOOCHOO ...
10-04-2009Centre Culturel du CROUSFranceReims+ ULTRAPHALLUS + GENTLE VEINCUT & RED THE PLANEET


Les derniéres chroniques

| from Eklectik, Record: Odds & ends
La scène française est très active au niveau math-rock actuellement et depuis quelques temps, un certain groupe du nom de Goodye Diana commence à faire sérieusement parler de lui. En deux temps trois mouvements, je me jette sur leur nouvel album sorti l'année dernière, Odds & ends, et prépare mes cervicales au headbang à caractère mathématique. Les premiers accords arrivent alors, présageant d'un son très massif, puis le trio déroule son math-rock gargantuesque dévalant des autoroutes où les riffs changent sensiblement au fil des chansons. Le feeling et le son de l'album me font d'ailleurs penser aux passages lourds du dernier Dub Trio, référence actuelle du rock progressif à caractère pachydermique. En effet, Goodbye Diana ne joue pas dans la catégorie que j'appellerais « classique » du math-rock actuel (aka Volta Do mar, Sleeping people, j'en passe et des meilleurs) mais puise dans la scène américaine des 90's (Don Caballero, June of '44, Fugazi) pour proposer sa propre vision du rock progressif. On sent d'ailleurs que pour réussir cela, les trois montpelliérains ont dépensé beaucoup d'énergie au cours de ces 33 minutes (oui, c'est court !). Pour en finir avec les comparaisons, citons également le groupe Marvin (originaire également de Montpellier) pour les passages que j'appellerais « autoroute » qui permettent de faire danser avec une facilité déconcertante. Il résulte de tout ça un bon disque de rock progressif handicapé par une production selon moi trop travaillée qui fait un peu « too much » mais qui a en même temps le mérite de démarquer le groupe de l'ensemble des productions math-rock actuelles. A écouter, assurément, et surtout, à voir, car ce disque promet de très bons moments de live.

| from Core and co, Record: Odds & ends
Coincidence, Goodbye diana est originaire de Montpellier, ville abritant déja les géniaux Marvin, trio instrumental singulier aux compos à part et aux performances live explosives. Sur ce "Odds & ends", on retrouve un peu la même trame, à ceci près que Goodbye diana privilégie la formule basse/guitare/batterie. Un hommage est rendu au trio formé par Emilie, Fred et Greg sur "Marwine", parfaite reproduction de ce que ceux-ci peuvent produire sur album. A part cela, les morceaux présentés ici sont tout aussi noise, lourds et bondissants à la fois, et offrent des cassures rythmiques toujours judicieuses. La section rythmique part en certaines occasions dans des envolées plus rageuses, comme sur l'excellent "Bigglenot" qui ouvre le bal, et l'équilibre entre math-rock, post-rock agité du bulbe et esprit 70's remis au goût du jour, mêlé à d'autres tendances, s'impose sur cet album brillant. Les riffs tranchants sont légions ("Elasticman", trépidant et captivant), basse et batterie amenant un certain groove à cet ensemble hors du commun, qui demandera un effort d'écoute aux non-initiés, et découragera peut-être même les moins téméraires. Ceci dit le jeu en vaut la chandelle et pour ma part, je ne saurai que trop vous conseiller cet album à l'image de cette scène qui commence à fleurir dans nos contrées : novateur, dérangeant et passionnant.

| from Shoot me again, Record: Odds & ends
Si vous êtes un(e) habitué(e) du webzine, vous aurez peut-être déjà lu les chroniques des deux précédents disques de GOODBYE DIANA ? Si oui, sachez que ça continue bel et bien dans le même trip. Et si vous ne connaissez pas... Hé bien c'est l'occasion de découvrir! Musicalement on est dans un style post-rock pachidermique aux rythmes carrés et entêtant. On est loin des envolées mélodiques et dramatiques du habituels du genre (post-rock). Les trucs mielleux et doucement heureux déjà entendu cent fois et ressassé mille fois. Bien... Mais est-ce que GOODBYE DIANA est original? J'en sais rien. On est dans un truc rythmique carré, instrumental, dynamique, et puissant. Des étiquettes? Mais bien sur : math rock ou rock progressif. A vous de choisir! Ou alors c'est juste entre les deux? Niveau comparaison, je rangerais le disque à coté de DON CABALLERO , HONEY FOR PETZY, etc, avec une touche plus metal pour la lourdeur des riffs ( KEELHAUL disent certains!). Le disque m'a peut-être moins vite tapé dans l'oreille que le précédent...Enfin au début, car avec les écoutes c'est la massivité du son qui impressionne. Comme si le disque avait été « enregistré par Steve Albini ». C'est le genre de musique qui plairait à plus d'une personne ici dans le coin. Et j'avoue qu'en multipliant les écoutes, je me prends à apprécier de plus en plus ce disque. Mais attention c'est de l'instrumental pur jus non dopé aux cris vitaminés. Pas de chant. Que des instruments... Mais ceux-ci arrivent à prendre tout le volume nécessaire sur ce disque pour vous faire balancer le crâne d'avant en arrière toute la durée du disque! Un album super réussi une fois de plus par la team GOODBYE DIANA ... Même encore mieux que le « mobilhome ».

| from Decibel storm, Record: Odds & ends
Moi, GoodBye Diana je ne connaissais pas. Et puis l'instrumental, ça n'a jamais été mon truc donc il n'y avait aucune chance que je connaisse leur précédent opus « Mobilhome ». Sur le coup j'ai même cru qu'il s'agit d'un album tribute réalisé par le fan club de la défunte princesse... je trouvais étrange qu'on me refile la chronique. Ma grossière erreur réalisée des les premières secondes d'écoute du cd, j'ai pris ma première claque. Je dis première, car cet album ayant neuf titres, j'en ai pris neuf. Une bonne dérouillée à chaque fois. Difficilement classables, les gars de l'Hérault. Si je devais les étiqueter, je les rangerai dans un post-math-hard core-toolien à la mode seventies, c'est tout dire. Des compos jamais identiques mais qui forment un ensemble cohérent alternant passages aériens, riffs hypnotisants (« bigglenot »), plans syncopés sur une rythmique tantôt montée sur des ressorts, des fois légère ou louchant du côté lourd et gluant du stoner voir du sludge. La force de GoodBye Diana est d'avoir trouvé leur style à l'orée de différents courants, avec une tonalité d'ensemble bruitiste maîtrisée. Chaque fois que l'on écoute le début d'un morceau on pourrait facilement se dire « ah ça c'est du...post, math etc... » et ben non, du coup on ne s'ennuie jamais. Les lascars ne sont jamais prévisibles. "Odds and ends" c'est neuf titres d'une richesse créative terrible qui fait le tour de force d'éviter l'amalgame d'un crossover mal contrôlé. Courez donc acheter ce disque, là vous n'avez pas le choix.

| from Metal France, Record: Odds & ends
Goodbye Diana vient de Montpellier et m’était encore inconnu jusqu'à maintenant. C’est pourtant leur deuxième production, mais aussi le premier LP, « Odds&Ends ». Goodbye Diana est un curieux groupe de post-Rock/math-Rock qui prend le pari audacieux de faire de la musique entièrement instrumentale. Alors, coup de génie ou tentative trop ambitieuse ? Et bien force est de constater que l’audace aura payée pour ces aventureux montpelliérains ! En effet, « Odds&Ends » est un vrai tour de force, car marque l’esprit de l’auditeur et ce de façon impérissable. D’une part, parce que les groupes instrumentaux ne sont pas légions, et parce que parmi ceux là, les bons groupes sont encore plus rares, Goodbye Diana a toutes les cartes en main pour se démarquer. Pour le coup c’est réussi et avec la manière ! L’album m’a enchanté au plus au point ! Pour sa simplicité, relative, et les émotions qu’il suscite. Le groupe se pose comme la parfaite alliance entre Pelican et Godspeed You ! Black Emperor. Le premier sombre et puissant, le second progressif et complexe. Les compositions sont quand même bien torturées et alambiquées, mais l’exécution laisse cette impression de facilité, de simplicité qu’il ne nous reste plus qu’a se laisser transporter par les notes. Une vraie fluidité donc dans l’écriture qui force le respect ! Des musiciens à l’aise dans leurs baskets qui savent de quoi ils parlent, enfin de quoi il joue en l’occurrence ! Il n’est pas rare de s’ennuyer énormément dans les productions de post-Rock mais autant le dire tout de suite, ici ce n’est pas le cas tant l’album est jalonné de bonnes idées. Déjà dans la production, qui offre un son vintage un peu 70’s qui donne ce ton sudiste lors des passages saturés qui envoient le bois. Ces passages massifs explosent littéralement à la face, pour notre plus grand plaisir… Les inspirations plus progressives ne sont pas en reste. En effet, elles aèrent parfaitement les compositions, et montre un groupe à fort potentiel en terme d’envolée de haute voltige. Goodbye Diana se montre dans une certaine mesure bien atmosphérique mais toujours avec cette efficacité qu’il faut bien leur reconnaître ! Enfin, un dernier aspect qui a beaucoup contribué au coup de coeur que j’ai eu pour Goodbye Diana, c’est la folie et l’humour (très fin…) qui se degage. Il n’y a qu’a voir le titre des chansons pour s’en rendre compte. Très belle opération réalisée pour les montpelliérains sur ce nouvel album décidément très attachant ! Car si les habitués du genre ne seront pas en terrain inconnu, il y a dans ce « Odds&End » de quoi convaincre certains réfractaire. A découvrir.

| from Positive Rage, Record: Odds & ends
Du bout de leurs guitares, c'est bien le premier album de Don Caballero (For Respect) que viendront vous rappeler les montpelliérains de Goodbye Diana… Le son y est certes beaucoup plus cristallin que sur le premier album des américains, mais c'est bien cette version heavy du mathrock, comme l'aime aussi Oxes, que nous présentent les français sur leur deuxième album. Plus encore que sur leur premier essai, le quatuor semble jouer avec les rythmes enjoués, et une énergie très réactive. Et quand ils laissent rarement retomber le tempo, ce n'est plus vers le post-rock des débuts qu'ils s'orientent, mais vers des ambiances plus sombres. Bien sûr, comme avec tous les groupes mathrock, la bio cite King Krimson et Can… Pour Can, il faudra qu'on m'explique, et pour King Krimson, c'est la référence maintenant universelle des groupes mathrock. Mais ne soyons pas manipulateurs, Goodbye Diana joue une carte bien plus moderne, avec ce son hérité du metal, propre, énorme, sans fioritures. Et c'est peut-être ce qui me dérange le plus dans ces 9 titres. Cet héritage metal qui devient parfois encombrant avec son aspect rasé de près, sans rien qui dépasse, et ses envolées héroïques. On est loin des chevelus psychédéliques des 70s, mais c'est sans doute une histoire de génération. A mon goût, on perd peut-être trop le côté humain, les odeurs, les poils, tout ça (sauf peut-être sur Sacado avec ces cris d'enfants lointains qui me rappellent ceux d'un vieux morceau de Nation of Ulysses)… Mais c'est le style des montpelliérains, et on sait à quoi s'attendre. Et dans ce style justement, Goodbye Diana avance encore, sûr de remporter un certain succès chez les amateurs, et ce grâce à un bagage technique sans faille, des joutes de guitares marquantes, et un basse-batterie parfaitement en place. On notera par ailleurs un petit clin d'œil à leurs camarades de Marvin sur le joyeux "Marwin" (aux dérives très hardos). Bref, GoodbyeDiana nous offre un bon album de mathrock instrumental, simple, moderne et heavy, avec certes trop d'éducation et peu de surprises, mais un savoir faire indéniable.

| from Skarnak, Record: Odds & ends
Deux ans après un premier EP, Mobilhome, Goodbye Diana remet le couvert pour l’étape du full-length. Comme elle l’avait déjà fait avec succès sur l’EP, c’est la structure Head Records, accompagnée encore une fois de Basement Apes Industries, qui soutient le groupe pour ce Odds & Ends. Même si ça reste quasi-exclusivement de la marchandise pour amateurs de post-rock/math-rock, le rock instrumental du quatuor me paraît avoir subit une évolution intéressante depuis Mobilehome. Un style désormais plus abouti, avec une vraie vivacité et un groove permanent. Goodbye Diana ose aussi plus souvent sortir les grosses guitares, comme sur « Nakednicknolte » et « Julesbatraciens » – ce qui au passage nous rappelle que le groupe de Montpellier n’a pas fini de s’amuser avec les noms de ses morceaux – et leurs passages presque stoner. On ne doute pas que c’est ce qui a du séduire en premier Basement Apes Industries, actuellement l’une des meilleures antennes en France au niveau noise/post-hardcore/doom avec des formations comme Time to Burn, Superstatic Revolution, Membrane ou General Lee. Sans chant à se mettre sous la dent, l’auditeur se focalise sur des détails, sur la beauté des mélodies, la finesse des arrangements, ou sur ces subtilités qui font qu’un morceau de rock orphelin du chant est néanmoins accrocheur. L’expérience est donc intéressante même pour les réfractaires au style. Proche de Oxes, Don Caballero ou, sur les passages les moins tendus des suisses de Honey For Petzi ou Shora en terme de son, le post-rock de Goodbye Diana est désormais en passe de ce faire une petite place au soleil dans un style confidentiel par nature, mais qui a ses adeptes.

| from Noisy town, Record: Odds & ends
Avec un nom et une pochette pareil (mais classe quand même), y’avait de quoi s’attendre à un énième groupe d’emo qui crie et qui pleure. En fait c’est un énième groupe de rock instru, pour ne pas dire post-rock. Ou devrait-on plutôt les associer à une certaine vague metal sludge ala Pelican. Mais que c’est méchamment réducteur pour ces Montpelliérains qui, malgré une certaine lourdeur dans leur musique, ne cherche pas à faire des montés-descentes avec leurs guitares. Après Superbeatnik et Pneu, le label Head Records continu dans la foulé des bons groupes en sortant Odds & Ends. C’est l’huile et la graisse des premiers associées à la technique et l’énergie des seconds. Dépassant à peine la demi-heure, notre Diana trouve le temps de s’aventurer un peu partout, change souvent de rythme, emprunte parfois d’autres chemins, se repose légèrement pour repartir en meilleure forme. Elle réfléchi souvent et exécute méchamment tout ce qui lui passe par la tête de façon très habile. Un peu de rock progressif, parfois du metal et souvent du math-rock dans les oreilles, Goodbye Diana retrace ses influences en ajoutant sa petite touche personnelle et une pointe d’humour. "Marwine", clin d’œil aux copains de Marvin en rejouant vite fait un passage d’un de leur morceau ou encore "Saccado" ou Sac à dos ! Sac à dos ! rappelant une autre exploratrice du nom de Dora. Alors que le rock instrumental commence à se perdre de manière générale, Odds & Ends ne nous ennuie pas avec ses adieux, fort d’une énergie abondante et d’une certaine efficacité. En espérant que Diana ne nous quitte pas de si tôt.

| from STNT, Record: Odds & ends
Deuxième album pour les gars de Montpellier. Dès les premières notes on retrouve toute la force musicale et l’écriture que j’avais apprécié sur « Mobilhome » (ainsi qu’en concert) à savoir un math rock progressif qui sait se poser au lieu d’enfiler les notes qui ne servent pas toujours les morceaux. Défaut plus que régulièrement entendu dans le même genre ces derniers temps ce qui provoque chez moi un profond ennui il faut bien le dire. Je ne citerai personne car je connais tout le monde !??? Sur ces neufs nouvelles chansons je suis tout d’abord agréablement surpris par la production, ce son ample et chaleureux. Du coup les compos gagnent en profondeur et en puissance tout en ne cédant pas aux sirènes d’un post métal trop tentant pour être honnête. Si il est vrai que Goodbye Diana sent tient à développer les bases musicales entendues précédemment tout en appuyant sur les contrastes, c'est-à-dire une belle vague de saturation (70’s touch) quand ça bastonne, un plein d’aération sur les plans « ambiant » (??), les gars du sud maîtrise leur sujet, sans surprise mais joue avec conviction et panache. Le combo se permet même un joli clin d’œil à leurs amis de Marvin. A défaut d’une plus forte personnalité et d’un ou deux morceaux qui sonneraient un peu différemment…les personnes qui apprécient un tant soit peu le Don Caballero des débuts, Oxes, Keelhaul (« subject to change without notice » pour être plus précis), Dysrhythmia, etc… (j’adore faire des listes, c’est ma passion)…devraient facilement retrouver leurs petits avec ce sympathique « odds and ends ».

| from A report on the Nextclues, Record: Odds & ends
Hat-trick pour Head Records. Après le Superbeatnik et le Pneu, voici enfin sa troisième réalisation de 2008 et une fois de plus c'est pour un album qui troue le cul : Odds & Ends, le deuxième longue durée de Goodbye Diana, quartette héraultais qui vulgarise l'instru-rock à tendance matheuse au point de le rendre jovial et étrangement accessible. La dépendance est immédiate et pour ceux qui ont été accro dès Mobilhome, leur tout premier disque, la dose est ici doublée. Sans le moindre effort, je pourrais voir jouer ce groupe trois fois par mois. Comme ce n'est géographiquement pas possible, ce sera Odds & Ends qui ira se jucher tout en haut de ma playlist pour une durée indéterminée. Goodbye Diana y joue plus serré que jamais et se permet d'aller explorer des territoires qui lui étaient inconnus, de se durcir avant d'offrir des passages calmes et somptueux. Le tout sans forcer, c'est là qu'est le coup de maître. Les trois énormes pèches d'intro ne font pas qu'annoncer Bigglenot, le titre qui ouvre l'album, elles sont également une indication de ce que sera la suite. Bye Bye Di a pris du volume et ne se prive de rien : parties stoner ou largement plus lourdes que par le passé, plans heavy à la Fucking Champs ou hardos tout court, noise méthodique à la Don Caballero période For Respect, rock à guitares limpides suivant le modèle Marquee Moon de Television, rythmiques de contorsionnistes, riffs tarabiscotés ou d'une évidence enfantine, valses bruitistes... On ne peut plus parler ni de post-rock ni de math-rock, plus aucune étiquette facile ne colle à ce rock instrumental qui non seulement ne se répète jamais mais se renouvelle sans cesse. Les neuf titres qui nous sont offerts sont d'une richesse honteuse et cet amalgame de variété et de qualité supérieure m'a immédiatement mis sur la piste du tout premier album sans titre de Golden (vieux projet entre Trans Am et Six Finger Satellite), un disque impeccable à tous les niveaux et qui refuse de prendre une ride. Ce n'est pas rien. S'il ne me fallait garder que deux compos avant que cette chronique ne se transforme en thèse dithyrambique (on me fait signe qu'il est déjà trop tard), ce serait Sacado (ou toute l'influence de Dora l'Exploratrice. Une reprise de “I'm The Map” ferait partie des chutes de studio) et Marwine. Sacado, à cause de la méthode d'enregistrement. Le matos a été monté dans une cave coopérative où la réverb naturelle est complètement magique, absolument géniale sur les derniers coups de caisse claire (c'est ça un fla ?) de ce seul morceau sur lequel on peut entendre des cris lointains - ceux de gamins en état d'ébriété à cause des effluves ? L'autre histoire de pinard, c'est Marwine. Ce titre n'est certainement pas mon préféré de la bande, mais quand monte la partie transe directement piquée à la Discudanse de Marvin, c'est la grosse poilade assurée. Pour que la réussite soit totale, il fallait aussi que cet objet soit beau et il l'est. L'artwork est l'œuvre de Jean-Michel Gimenez (bassiste de Tantrum. Le Bawl que vous voyez tout au bas de cette page, c'est aussi lui), le vinyl est lourd et blanc et les titres sont encore plus illisibles sur la version cd. Quant à la note qui suit, elle n'a qu'une seule signification : “tu fermes les yeux, t'achètes et tu reviens nous dire tout le bien que t'en penses.”

| from Fannzic, Record: Odds & ends
Faire un disque instrumental est audacieux. Le faire bien est difficile ! GOODBYE DIANA n’est pas à son coup d’essai puisqu’il y a deux ans ils ont sorti « Mobilhome » qui a été accueilli avec enthousiasme par la critique. Je découvre quant à moi ce que fait ce groupe à l’occasion de « Odds & Ends », et je trouve que l’audace paie. On va trouver des sonorités très sudiste 70’s dans cet album, et la présentation du combo cite le groupe de rock progressif KING CRIMSON parmi les influences notables. Le math-rock dont il est question ici profite d’une production vraiment sympa, parfaitement adaptée à un disque instrumental, les compos sont raisonnablement alambiquées ne perdant pas l’auditeur dans des complications de musiciens mais montrant un certain savoir-faire dans l’écriture. Difficile tout de même de rester attentif sur la pourtant courte durée de ce disque. L’instrumental n’est pas l’exercice le plus facile, je le disais plus haut, ici on n’échappera pas à l’impression de remplissage pour peu qu’on n’entre pas dans l’ambiance des morceaux. Pour être honnête, ça me laisse froid, j’aime beaucoup quelques passages que je trouve réussis et les sonorités grasses sont à mon goût, mais ça finit inévitablement par perdre mon attention. Ca n’enlève bien sûr rien aux efforts fournis par le groupe, et à la qualité de l’ensemble, je trouve plus facilement mon compte dans la spontanéité que dans la composition réfléchie. GOODBYE DIANA réussit son tour de force de proposer pour la deuxième fois un bon disque instrumental, j’aurai quant à moi toujours l’impression qu’il manque quelque chose…

| from Pertes et fracas, Record: Odds & ends
Mobilhome nous avait laissé sur de belles promesses, on était fin prêt était à passer à la maison avec piscine. Dès l'introduction de Bigglenot et ses riffs mastoques, ça sent l'enchaînement logique. Juste ce qu'il faut de plus pour passer dans la classe supérieur sans forcer. Un son qui gagne en ampleur, de la puissance bien placer, toujours au service d'un rock instrumental pas si complexe que ça, digne héritier d'une tradition américaine jamais encombrante. Ca pointe vers Oxes, dans le travail et la complémentarité des deux guitares assumant tour à tour virilité et finesse. Une certaine idée du rock, cette envie continuelle d'envoyer voler, de faire chauffer à froid, de mettre de l'épaisseur et de la graisse sur les bords. Et ne pas oublier l'humour sans quoi tout ça serait vain et ennuyeux avec le clin d'œil aux potes de Marvin, tout autant Montpelliérains, avec Marwine, spéciale dédicace, et son pastiche de guitares singeant un de leur morceau. Avec une rythmique dont la solidité ne peut masquer le sens du groove enthousiaste, on a là une belle brochette de titres percutants, d'instrumentaux frayant habilement dans les méandres d'un style qui en a pourtant vu d'autres. Mais Goodbye Diana est loin d'être une seule machine à rocker. Leur idée d'un rock instrumental a également cette coloration bien nette et propre sur elle où rien ne dépasse. Convenu diraient les mauvaises langues. Avec des passages lorgnant vers un post-rock qui fait retomber le soufflet même si tout ça est joliment exécuté. Bref, j'ai du mal à me décider. En temps normal, plus on écoute un disque et mieux se forge l'opinion. Là c'est tout le contraire. Plus je l'écoute et plus je me pèle l'oignon. Un bon disque qui laisse sur sa faim.

| from Pogoslam, Record: Odds & ends
Formation montpelliéraine écumant la scène depuis déjà quelques années, GoodBye Diana s'amène cette année avec un deuxième album donnant suite à "Mobilhome" sorti en 2006 que je n'ai pas eu l'occasion d'écouter, et je pense vite réparer cette erreur au vu du morceau de cet opus trônant sur leur page myspace! GoodBye Diana joue une musique instrumentale très épique. On n'a pas affaire ce coup-ci à un groupe de postcore dans l'esprit Pelican ou Capricorns (même si l'on peut distinguer tout de même quelques réminiscences par-ci par-là c'est vrai) mais plus un esprit math-rock d'obédience Don Caballero, Dysrhythmia voire King Crimson parsemé d'incursion post-rock. Les neuf morceaux de cet album sont en constante évolution, les riffs virevoltent tout en mettant en place une progression évidente. Les montpelliérains jouent sur les breaks et les arpèges alambiqués hypnotiques. Qu'ils soient ralentis ou sur un tempo rapide, ces riffs conservent une dynamique et un sens de la mélodie constante. Pourtant des morceaux sortent du lot comme "Saccado", titre essentiellement ralenti nous laissant glisser dans une ambiance introspective avant de terminer par une voix d'enfant dans un écho rendant le tout particulièrement inquiétant. Leur côté post-rock est aussi à souligner, que ce soit par la courte interlude ("6"*) ou par le monolithe "9"* servant de conclusion, leurs arpèges deviennent alors pourvoyeurs d'un autre genre de sensibilité, plus accessible dira-t-on, mais en tous cas ne dénote en rien du reste de l'album. L'auditeur doit s'investir dans l'écoute de ce "Odds & Ends" tant l'univers de GoodBye Diana est tortueux et alambiqué, mais bon contrairement à la frénésie d'un Behold...The Arctopus misant sur la rapidité d'execution, les montpelliérains prennent le temps d'installer une véritable atmosphère percutante et envoûtante, et ils ont finalement bien raison. Chaudement recommandé aux amateurs de curiosités instrumentales!

| from pretentiousasshole, Record: Odds & ends
Putain, ces mecs sont forts. Leur musique est d’une intelligence, d’une subtilité et d’une finesse rare. Digestion d’influences progressives classiques (KING CRIMSON) et mathématiques (la clique Sickroom) métalliques (KEELHAUL) donnant à l’arrivée quelque chose sonnant comme du 31KNOTS dopé au rock 70’s futuriste de chez Hydra Head. Avec en prime l’humour des gens du Sud (l’hommage à MARVIN). Ce Odds & Ends ne m’a pas fait chier une seule seconde, et pourtant c’est de l’instrumental, et Satan sait que ça m’emmerde profondément (en général). Ca manque peut-être un peu de solos et de cheveux longs (huh huh). On va pas chipoter, FAVE direct. (Head/Basement Apes)

| from A decouvrir absolement, Record: Odds & ends
Retour des montpelliérains de Goodbye Diana pour un disque de Post math-rock plus chaloupé qu’à l’accoutumer. Si l’on songe à King Crimson ou à Can sur certaines parcelles de cette musique, la végétation est plus diverse et variée, et il n’est pas rare de croiser de belles plantes poussant au milieu du chaos des hommes. Fertile, la terre de odds & ends est cultivée, le mot ici pouvant prendre tout les sens de son caractère homonymique. Intransigeant dans ses choix, le groupe semble garder une part d’aléas, donnant à cette musique souvent combinatoire, relevant de l’équation sans inconnu, un caractère volatile, comme le pollen s’échappant de ce terrain de jeu, ira coloniser des terrains en friche ou recouvert d’OGM inquiétant. Une grande pierre à un édifice en construction.

| from W-fenec, Record: Odds & ends
Après un Mobilhome convaincant, Goodbye Diana sort son premier opus longue durée et sans perdre de son humour nous torture gaiement les méninges avec des constructions alambiquées, saturées mais savoureuses. Autant l'annoncer tout de suite, si tu es migraineux, inattentif ou du genre à vouloir tout comprendre ce qui passe par tes oreilles, passe ton chemin et farcis-toi le dernier (on peut l'espérer) Coldplay. Car les Héraultais ne jouent jamais la facilité et préfèrent les chemins tortueux bordés par des ravins que les autoroutes radiophoniques. Perte de contrôle, demi-tour sans les rétro, poursuite, arrachage des ligaments, en moins de 10 minutes, on pourrait avoir rebaptiser Goodbye Diana en Goodbye Ribery tant la prestation du footeux contre l'Italie lors de l'Euro 2008 ressemble au départ d'Odds & ends, difficile à suivre et toujours proche de la rupture... Sauf que Ribery a explosé et que dans le cas présent, c'est nous qui explosons et pas le groupe qui change de peau pour celle d'un sélectionneur qui fait rentrer un joueur et le remet sur le banc quinze minutes plus tard, n'essayez pas de comprendre et subissez, voilà le message. Cessons les analogies foireuses car ici il n'est pas question d'échec ou de rencontre apathique et défensive, bien au contraire, Goodbye Diana va toujours de l'avant, pas forcément en ligne droite mais avec appels, contre-appels et jeu dans l'espace, arrive à donner le tournis à toutes nos défenses sensorielles. Le rythme n'est pas toujours celui d'une contre-attaque, mais quand ça se calme, ça devient inquiétant ("Saccado"). "Saccado" justement, encore un nom pas choisi au hasard ! Croisement de "saccade", "staccato" et "sac à dos" (!), il montre toute la finesse et l'humour d'un groupe sans textes qui en dit long en quelques titres (toi aussi, retrouve d'où viennent les créations "Bigglenot" ou "Marwine"...). Odds & ends, plus que les fins, Goodbye Diana explore les possibilités d'une musique rock instrumentale où les fractales croisent le chaos, une musique qui demande beaucoup d'énergie à son auditeur qui, bien que malmené, risque d'en redemander...

| from MetalImpact, Record: Odds & ends
Un dimanche matin, avec ma pu****, sur ma mobylette….Vous connaissez tous cette petite comptine que l’on fredonnait dans le bus en partant en colo, à la piscine, ou tout simplement à l’école. Elle nous mettait le cœur en joie, en tout cas, plus que l’infâme sandwich au salami préparé amoureusement, mais à toute vitesse par votre mère. Mais si, ne faites pas l’innocent, vous aussi avez eu droit à cet infect mélange improbable entre deux tranches de pain de mie bon marché, et une rondelle mi pourpre, mi blanche, sans mayonnaise bien sur. GOODBYE DIANA, c’est un peu ça. Un dimanche qui s’annonce morne, peuplé de nourriture approximative, sous un soleil faiblard, et une motivation défaillante. Sauf que Odds & Ends, ça n’est pas le sandwich, c’est la chansonnette. Mais c’est tout sauf une mélodie populaire qu’on siffle à la volée pour imiter les copains. C’est une thérapie pour oublier le morne après-midi qui s’annonçait insupportable. Quand on affronte un bloc pareil, constitué d’un mélange parfait entre une créativité étonnante et une puissance de tous les instants, on reprend confiance. Alors, attention. Que les néophytes avides de gueulantes de bon aloi s’éloignent. Que les boulimiques du riff poilu partent en courant. L’album est instrumental, et les riffs sont décousus, mais compacts. Non, la bio, même si elle parle de Post Mathcore, est loin de la vérité. Certes, ça n’est pas entièrement faux, mais c’est loin d’être vrai. 34 minutes de creuset sonore, avec une bonne idée à la seconde, et une force de frappe diluée dans des mélodies distordues pour stimuler les neurones. Pas de hit single, on n’est pas là pour ça, et ça évite la vulgarité de réduire le reste à une portion congrue. Il y a du Metal, c’est certain, du Rock, c’est plié. Du Hard-Core parfois, c’est entendu, et même au détour d’une note, une légère teinte d’Emo-Pop. Et on s’avale ça d’un trait, parce que c’est entraînant, ça donne envie de bouger, mais aussi de rester sur place pour en apprécier les moindres méandres. C’est louvoyant, mais direct. C’est honnête, mais roublard. Les changements de rythme quasi compulsifs font tanguer le bateau du côté où il va couler. Mais les guitares sont là pour épauler le bastingage. La BO d’une journée bizarre. Et on se le remet sans fin, parce que justement un dimanche n’a pas de fin. Alors autant le passer avec GOODBYE DIANA. S’il faut une Mercedes écrasée sur un pylône pour agrémenter mes fins de semaines en plaisirs sonores, j’ai une longue liste pour vous les gars. Et si on commençait par Monaco ?